Le clocher ne vous appartient pas (il a un propriétaire et un affectataire) ; le sonneur intervient dans le clocher en accord avec ceux-ci ; il respecte l’installation et remet en fonctionnement l’automate si celui-ci a besoin d’être débranché.
C’est un lieu sacré (les cloches sont des instruments liturgiques), qui a ses rites, son calendrier ; le sonneur tient compte des circonstances ou du contexte dans le choix des séquences jouées.
Le sonneur ne sonne pas n’importe quand ni n’importe comment ; ni toute la journée ; le sonneur les prévient quelques jours à l’avance s’il s’agit d’une sonnerie non récurrente ou associée à une cérémonie ou manifestation culturelle exceptionnelle.
La sonnerie en coptée est une pratique ancestrale ; il faut en connaître l’histoire, notamment l’histoire locale, l’air ou la séquence rythmique identitaire du village ; les séquences doivent être adaptées aux circonstances et au public ; ce patrimoine hérité peut néanmoins évoluer et être créatif dans son expression (et devenir le patrimoine de demain).
Le sonneur aura à cœur de transmettre son savoir-sonner à des apprentis sonneurs.